5 mai 2009

Imaginales 2009, les nominés


Devine qui est nommé pour le prix des Imaginales dans la section "Œuvres pour la jeunesse" ? Je te donne un indice : il est dans la liste suivante qui retranscrit le début des nominés (je te l'ai mis en gras pour pas que tu le rates) :

ROMAN FRANCOPHONE
Ange, La légende des tueuses démons, Tome 1 : Le grand pays, Bragelonne
Edouard Brasey, Les chants de la Walkyrie, Belfond
Armand Cabasson, La Dame des MacEnnen, Glyphe
Jean-Philippe Jaworski, Gagner la guerre : récit du vieux royaume, Les Moutons Électriques
Christophe Lambert, Le Commando des Immortels, Fleuve Noir

ROMAN ÉTRANGER TRADUIT
Steve Cockayne, Légendes du pays, Tome 1 : Vagabonds et insulaires, trad. Michèle Charrier, Pygmalion
David Anthony Durham, Acacia, Tome 1 : La guerre du Mein, trad. Thierry Arson, Le Pré au Clerc
Hélène Kushner, À la pointe de l’épée : un mélodrame d’honneur, trad. Patrick Marcel, Calmann-Lévy
Ian McDonald, Roi du matin, reine du jour, trad. Jean-Pierre Pugi, Denoël
Terry Pratchett, Les annales du disque monde, Tome 30 : Timbré, trad. Patrick Couton, L’Atalante

ŒUVRE POUR LA JEUNESSE
Fabien Clavel, Les Gorgonautes, coll. Royaumes perdus, Mango
Christine et Madeleine Féret-Fleury, Atlantis, Tome 1 : L’héritière, Hachette
Walter Moers, Le maître de Chrecques, trad. François Mathieu, Panama
Licia Troisi, Chroniques du monde émergé, Tome 1 : Nihal de la terre et du vent, trad. Agathe Sanz, Pocket
Eric Pauwels, Le voyage de Gaspard, trad. Eliza Smierzchalska, Éditions de l’Oeuvre

NOUVELLE
Lionel Davoust, "L’île close", in De Brocéliande en Avalon, Terre de Brume
Lionel Davoust, "Bataille pour un souvenir", in Identités, Glyphe
Kelly Link, "Animaux de pierre", in La jeune détective, Denoël


Si tu veux la liste complète, tu n'as qu'à aller voir sur leur site. Maintenant, je te laisse, je dois manifester mon exaltation avec le recueillement silencieux qui me caractérise.

4 mai 2009

Jouons un peu (en attendant la mort)


Comme je sais que tu t'inquiètes de la fièvre porcine qui déferle sur nos riantes contrées (j'ignore si on en parle aux infos en Hongrie, mais je suis sûr qu'on s'y fait aussi du mauvais sang), j'ai décidé de te remonter le moral et d'inaugurer une nouvelle catégorie de message concernant l'une de mes obsessions : les jeux (tu trouveras donc tout ce qui est relatif aux jeux dans le libellé : Pour ceux qui aiment les jeux ; pratique, non ?).

Tu vas me dire : quel est le rapport ? Attention, l'explication arrive... En effet, j'ai acquis récemment un jeu qui fait fureur chez les connaisseurs et qui s'intitule Pandémie. Le principe du jeu est que quatre maladies se répandent sur le monde et qu'on doit les contrer en se baladant de ville en ville. Heureusement, les joueurs ont des pouvoirs spéciaux qui permettent qui de guérir plus vite, qui de déplacer les équipes, qui de construire des laboratoires, qui de découvrir plus rapidement les remèdes. Le jeu est extrêmement tendu, mais il appartient à cette catégorie de jeux à la mode appelés "jeux de coopération". L'union faisant la force, tous les joueurs s'unissent contre le plateau pour tenter de l'emporter.

Je te sens intéressé. Va donc voir sur Tric-Trac (le site le plus complet sur les jeux de société) où une fiche sur Pandémie t'attend. Évidemment, il faut partir du principe que la mise en jeu est une manière de supporter le réel, sinon on risque de trouver ça d'un horrible mauvais goût. Je te renvoie à la théorie de Winnicott sur l'objet transitionnel. Bon jeu !

3 mai 2009

Bonga à Budapest


Ce jeudi dernier, Bonga (Angola) passait au Mupa, une des grandes salles de Budapest. La rencontre prenait, en tout cas à mes yeux, une grande valeur symbolique. Pourquoi ?

Eh bien d'abord à cause de Bonga. L'homme est né en Angola en 1943, du temps de la colonisation portugaise. Il a gagné le Portugal pour devenir champion du 400 mètres (il s 'appelait encore Jose Adelino Barcelo de Carvalho à l'époque). Il a pris le nom de Bonga pour poursuivre une carrière de musicien dissident. Suite à cela, il doit s'exiler à Rotterdam puis à Paris. Parmi ses titres de gloire, il a repris le fameux "Sodade" presque vingt ans avant Cesaria Evora.

Jeudi soir, il chantait donc au Mupa (Müvészetek Palotàja, ou Palais des Arts), en bord de Danube, à deux pas du Théâtre national. Le public était en grande partie hongrois, avec quelques Angolais, Portugais et Français aussi (on devait être quatre en tout). Nous avions donc un chanteur chantant en portugais et en kimbudu (une des langues les plus parlées en Angola), devant un auditoire de Hongrois. La communication s'est faite en anglais, par défaut. Les deux pays ne se connaissent pas du tout, n'ont aucune histoire en commun, si ce n'est d'avoir connu des années de dictature et un attachement à une langue menacée. C'était suffisant.

Bonga a chanté de sa voix éraillée, rauque et belle, jouant de son dikanza (j'avoue ne pas avoir retenu le nom quand il l'a expliqué, alors je suis allé chercher). On voit l'instrument sur la photo, symbole d'un retour aux sources de la tradition musicale angolaise. La musique de Bonga réussit ce tour de force d'être à la fois triste et gaie. Bref, en une soirée, on a mélangé des continents et des cultures, des pays et des histoires. C'était bien.

2 mai 2009

Hadopi à l'arrêt


J'ai encore failli mourir ce soir (de rire, je te rassure). Je regardais The IT Crowd, une série anglaise dont je te reparlerai bientôt, dès que j'aurai fini en fait.

Tu connais les petits films énervants qui apparaissent au début des DVD que tu as achetés et qui te disent tout ce que tu risquerais si tu les avais copiés (c'est-à-dire que seuls les gens honnêtes doivent se farcir ce pensum qui milite paradoxalement pour le téléchargement) ? C'est agaçant, non ?

Eh bien voici comment la série sus-citée parodie la chose : le lien sur You tube en anglais. En voici un autre sous-titré.

PS : Je viens de réussir pour la première fois à ajouter une vidéo sur ce blog. Joie et fierté sont de mise.

1 mai 2009

A bas la pub !


Ah, ah, ah ! Excuse-moi, j'en ris encore ! Ah, ah, ah ! C'est tellement drôle ! Je t'explique : je me trouvais sur le site du Monde, endroit sérieux et réservé aux personnes de bonne compagnie, quand je tombe sur une publicité qui m'a fait rire aux éclats.
Des images d'accidents s'affichent l'une après l'autre : une voiture dans un abri-bus, une voiture dans une bouche de métro, une voiture dans un bateau sur le port, etc... Puis arrive le slogan : "Oui, nous louons aussi aux femmes !"
Excellent, non ? Ah, ah, ah ! Non, tu n'as pas compris ? En fait, cette publicité nous suggère habilement que les femmes, ces êtres qui ne savent pas lire une carte routière, qui sont tout entières tournées vers le superflu et la coquetterie, ces éternelles mineures, ces corps sans âmes, ces utérus sur pattes, bref ces femmes ne savent pas conduire !
Par un excellent retournement du cliché... Non, en fait, il n'y a pas de retournement du tout. Cette compagnie de location de voitures (j'ai oublié leur nom : c'est pas Hertz, ni Avis, ni Europcar, ni Budget, ni Rentacar ; je me souviens juste que leur nom est contenu dans le mot "sexiste"), cette compagnie, disais-je, ne fait que véhiculer les mêmes stéréotypes machos de ceux qui massacrent les gens en fonçant dans leurs bolides.
Je propose donc, en représailles, d'aller planter leurs bagnoles de location dans les bureaux de leur compagnie. Comme excuse, tu diras que tu es une femme. Moi, pour la peine, je vais prendre le train.