6 juin 2010

Avis avisés

Je livre à ta sagacité quelques critiques ramassées sur la Toile. La première concerne Homo Vampiris chez Scifi-universe.com.

La deuxième et la troisième reviennent sur l'anthologie Magiciennes et sorciers dans laquelle j'ai publié la nouvelle "Chamane" : c'est chez les Chroniqueurs vagabonds et chez Parchments of Sha'.

La dernière se penche sur Galaxies n°7 où j'avais donné la nouvelle "Le Printemps des murailles" : va voir sur Phenixweb.net.

4 juin 2010

A marquer d'une pierre blanche


Aujourd'hui, on commémorait les 90 ans du Traité de Trianon qui, le 4 juin 1920, ôtait à la Hongrie vaincue les deux tiers de son territoire. Certains en conçoivent une légitime amertume qui se tourne souvent contre les Français, étant donné que le papier fut signé à Versailles et que Clemenceau a pesé dans ce découpage.

Comme l'extrême-droite et divers autres conservatismes s'appuient sur ce drame national pour construire un discours victimaire et revanchard, on craignait quelques incidents, mais tout semble s'être déroulé dans le calme.

L'ironie de ce ressentiment est d'autant plus forte qu'en France, on s'est empressé de tout oublier du traité, tandis qu'en Hongrie on aime à le ressasser, parfois ad nauseam. Les relations plus que tendues entre la Slovaquie et la Hongrie en sont un héritage direct. En fait, il est impossible de comprendre l'histoire de ce pays au XXe siècle sans prendre en compte ce qui constitue un véritable traumatisme.

Cet anniversaire est une bonne occasion de se souvenir de ce qui s'est passé, il y a 90 ans, jour pour jour, dans le palais du Grand Trianon.

Image : source Wikipedia, Borne à la frontière hongro-roumaine datant de 1922, photographie prise en 2006.

Prophyria urbana. Chapitre 3


Le troisième chapitre de la nouvelle collaborative est en ligne depuis quelques jours à cet endroit. C'est l'occasion de voir apparaître notre troisième personnage. Ensuite, on prend les mêmes et on recommence. A moins que...

2 juin 2010

Chose vue 22 : sans les mains

Le matin, gare de l'Est, Paris.

Il n'y a pas grand monde, à cette heure, à arpenter le hall de la gare : des militaires armés de mitrailleuses et de mines rébarbatives, des enfants en pagaille qui partent en colonie, des hommes d'affaires pressés. Et puis lui.

Le vieil homme s'est assis sur les bancs métalliques placés devant le tableau des départs. Ses cheveux rares sont bien coiffés en arrière, son pardessus est fraîchement repassé. Digne, il lit le journal posé sur ses genoux.

Et puis, soudain, il lui prend l'envie de le replier. C'est long, ça fait du bruit. Un froissement agaçant monte. On s'énerve de sa maladresse de vieillard quand, malgré tout, il parvient à ses fins. C'est alors qu'il part et qu'on voit, à la place des mains, deux moignons encore roses, aussi lisses que son pardessus.

1 juin 2010

Sondage romarin de juin


Voici les résultats de notre dernier sondage. Si tu voyageais dans le temps, tu irais d'abord assister, petit coquin, à la nuit de noces de Victor Hugo (40%). Sinon, tu irais voir Louis XVI sur l'échafaud (25%), la dernière du Malade imaginaire (20%). Par contre, tu ne serais pas très chaud pour voir Jean-Claude Van Damme en tutu (15% seulement) ou notre président faire tomber le mur de Berlin à lui tout seul (10%).

Une fois n'est pas coutume, ce blog va servir la sainte cause de l'État en participant à un débat brûlant. Tu as dû remarquer que le ministre de l'Éducation nationale avait du mal à trouver de nouvelles idées pour supprimer des postes. N'écoutant que le patriotisme viscéral qui nous anime, proposons-lui nos idées les meilleures.

Quelles pistes vas-tu privilégier pour supprimer des postes dans l'Éducation nationale ?
  • Abattre en masse les enseignants
  • Rouvrir les mines pour occuper les collégiens surnuméraires
  • Développer des vidéoconférences pour les maternelles
  • Élever l'ignorance au rang de matière obligatoire
  • Confier l'enseignement à l'armée (sous la supervision de JCVD)
Cette fois, c'est du sérieux, alors concentre-toi.

Image : source Wikipedia, Die Dorfschule von 1848, Albert Anker (1896)