12 septembre 2019

Nixi Turner en approche

Connais-tu la collection Chatons Hantés ? C'est la collection de roman d'horreur pour la jeunesse des Éditions du Chat Noir. J'ai déjà travaillé sur un projet de ce genre pour Scrinéo pour la collection Roman d'Horreur, à la différence près que cette dernière s'adresse aux lecteurs de 12 ans et plus, tandis que Chatons Hantés est dirigé vers les plus jeunes, à partir de 9 ans, avec une touche gothique propre au Chat Noir.

J'ai été séduit par la collection, déjà en raison de son intitulé, mais aussi en lisant le roman de Pascaline Nolot Les larmes de l'araignée que j'ai beaucoup aimé et que je te conseille. Le dernier élément, et non le moindre, ce sont les illustrations de Mina M.

J'avais déjà travaillé avec Le Chat Noir pour des nouvelles en rapport avec un de mes personnages fétiches : l'inspecteur Ragon (voir Montres enchantées et Bal Masqué où tu trouves aussi des nouvelles de Pascaline Nolot). Du coup, on a fini par travailler ensemble sur un projet de cinq romans.

Le concept, c'est de raconter cinq aventures de Nixi Turner, une tueuse de Croquemitaines, qui se retrouve à protéger les élèves d'une même classe de collège. On passe une année avec eux et chaque aventure présente un nouvel élève et un nouveau Croquemitaine, tandis qu'on découvre peu à peu l'univers de Nixi. Normalement, la publication devrait suivre l'année scolaire, les cinq romans étant déjà écrits.

C'est pourquoi, je te parle dans les prochains jour du premier volume qui sort actuellement.

9 septembre 2019

La première édition du Prix Littérature Jeunesse Antiquité

Je viens de tomber dessus ce matin. C'est le site, devenu association, Arrête ton char !, dédié aux langues et cultures de l'Antiquité, qui l'organise. Je te laisse regarder de quoi il est question, cela s'adresse aux scolaires des cycles 3 et 4. Toutes les explications sur la manière de participer au prix sont .

Rien que pour cela, il fallait saluer l'initiative. mais une seconde bonne raison de t'en parler puisque j'ai un livre dans la sélection : Hugo face au Sphinx. Inutile de te dire que je suis ravi.

28 août 2019

Voyage au centre de la Terre est paru

Comme tu t'en doutes, je ne suis pas l'auteur de ce titre. Mais comme Jules Verne vient d’entrer au programme de français du bac, Étonnants Classiques en propose une nouvelle édition parascolaire menée tambour battant par ma collègue Lauriane Jumel et moi-même. Et cela sort aujourd'hui.

Si tu te le procures, ce que je ne saurais trop te conseiller, tu y trouveras tout ce qu'il faut pour réussir ton année puisque c'est le mot d'ordre de la rentrée avec sujets de bac, analyse filmique, étude des gravures, groupements de textes sur la question de l'homme et sur la catabase, etc. 

C'est aussi l'occasion de redécouvrir ce texte mythique de Jules Verne au sommet de son art, transformant une équipée minéralogique en voyage épique vers les origines de l'humanité. Et, en plus, il y a des dinosaures !

14 août 2019

Captive revient

En ce beau mois d'août, voici le dernier volet de la trilogie Lana Blum qui sort aujourd'hui : Captive.

Le roman était paru en 2015 et racontait les aventures de ladite Lana, envoyée cette fois en vacances peu reposantes en Lozère. 

Maintenant, les trois romans sont disponibles dans la collection Heure Noire de chez Rageot, avec Décollage immédiat et Nuit blanche au lycée. Et c'est chouette !

20 juillet 2019

Il y a dix ans : Les Gorgonautes

Il y a dix ans paraissait Les Gorgonautes (juste avant la création effective de ce blog, donc pas de renvoi à te proposer). Ce roman jeunesse faisait suite à La Dernière Odyssée, publiée un an plus tôt dans la même collection Royaumes perdus de Mango. Dès le début, j'avais prévu de raconter les aventures de Niréus, mon héros grec oublié, en une trilogie. Cependant, pour des raisons éditoriales, il fallait plutôt proposer des volumes pouvant se lire séparément.

Après un nostos (récit de retour de la guerre de Troie, comme dans l'Odyssée), je voulais mettre en scène un périple (comme les Argonautes). Il s'agissait de ma deuxième collaboration avec Xavier Mauméjean, le directeur de collection. C'est d'ailleurs lui qui m'a indiqué le texte de Platon qui sert d'ouverture au texte.

Autant notre travail sur La Dernière Odyssée s'était très bien passé, autant celui sur les Gorgonautes a été perturbé par de nombreux désaccords et dissensions. Xavier n'aimait pas, notamment, les éléments humoristiques que j'avais ajoutés autour du personnage d'Héraclès. Contrairement à mes habitudes, j'ai dû beaucoup retravailler le texte, allant jusqu'à enlever des chapitres entiers pour en écrire de nouveaux, sans parler des corrections de détails. Cela ne nous a pas empêchés de retravailler ensemble par la suite avec Xavier. 

D'autres problèmes se sont posés ensuite. J'ai eu droit à un correcteur particulièrement zélé qui modifiait mon texte sans me prévenir, ce qui est déjà cavalier, mais qui en plus ajoutait des erreurs. Je me souviens que j'avais utilisé le mot « cavale » pour éviter une répétition du mot cheval, reprenant du vocabulaire classique des traductions d'Homère où l'on qualifie Hector de « dompteur de cavales ». Jugé trop difficile, le mot avait été remplacé par « haridelle » ! De même, toujours pour éviter une répétition, on avait changé le mot « pirate » (mot d'origine grecque, la piraterie étant attestée dès l'antiquité) par « corsaire » (plutôt 15e siècle et suivants) !

Ensuite, il y a eu des discussions sur la couverture. Vincent Dutrait avait réalisé celle de La Dernière Odyssée, que j'aimais beaucoup. Il en a effectué une autre pour Les Gorgonautes qui me plaisait beaucoup également (le bandeau en haut de ce blog est extrait de son dessin). Mais l'éditeur souhaitait donner à la collection un public un peu plus âgé. L'illustration a été refusée et Didier Graffet a été appelé à la rescousse. Bien sûr, son travail a été superbe, comme tu peux le voir là-haut. Mais j'étais toujours attaché à celle de Vincent Dutrait et désolé que son dessin ait été écarté, d'autant que l'on perdait le lien visuel avec le roman précédent. Je l'ai donc contacté et lui ai acheté les deux originaux qu'il m'a envoyés de Corée.

Avec toutes ces contrariétés, j'avais gardé le souvenir d'un travail pénible et d'un roman laborieux. En le relisant, je le découvre beaucoup plus intéressant. Je me rends compte que Xavier avait sans doute raison sur la question de l'humour qui reste maintenant en demi-teinte. De même, l'histoire, malgré les nombreuses modifications, reste très fluide et entraînante. Je trouve que le thème du temps altéré, que je traitais pour la première fois, est bien mené.

À l'époque, j'avais reçu le prix Imaginales jeunesse pour Les Gorgonautes. J'en étais bien sûr extrêmement heureux mais j'avais l'impression que ce n'était pas forcément celui de mes romans qui méritait d'être primé. Aujourd'hui, j'ai changé d'avis et je le considère comme l'un de mes meilleurs.

Il reste que, selon moi, ce n'est pas tout à fait, ou en tout cas pas uniquement un roman jeunesse. Je le trouve trop sombre, trop dense, trop réflexif pour cela. Il conviendrait aussi très bien à une collection pour adultes. Je vais d'ailleurs sans doute profiter de cet été pour écrire enfin la conclusion de ma trilogie, que je repousse depuis dix ans. La collection Royaume Perdus n'existant plus et les livres étant épuisés, j'ai repris mes droits sur les deux premiers romans. Je compte bien en faire un volume unique. 

La dernière aventure de Niréus sera donc, tu t'en doutes, une descente aux Enfers.

Et j'espère pouvoir t'en reparler dans moins de dix ans, cette fois.