30 janvier 2014

2014 : Les projets

Encore une fois, je suis en retard car, ce qui était un projet il y a un mois est maintenant bien concret : la sortie d'un roman de zombies intitulé L'évangile cannibale chez ActuSF et sur lequel je reviendrai. En gros, ce sont des vieux qui tentent de survivre à une invasion zombie.

2014 sera une l'année zombie car un roman jeunesse (histoire de contenter tout le monde) arrive en juin chez Rageot-Thriller : Metro Z. Une jeune fille voyage en métro avec son petit frère quand une bombe explose, transformant peu à peu les gens en zombies…

Côté rééditions, il faudra attendre avril pour voir la nouvelle mouture de Homo Vampiris en poche chez Hélios. Le roman a été remanié pour l'occasion. Et puis, la nouvelle que j'avais fait paraître dans le magazine Galaxies, « Le printemps des murailles », devrait revoir le jour dans une anthologie.

Sinon, j'ai pas mal de nouvelles inédites retenues pour des anthologies : sur les souterrains avec « Cénotaphe » chez Parchemins & Traverses ; sur les Montres enchantées avec « Tourbillon aux Trois Ponts d'or » aux éditions du Chat noir ; sur l'Afrique avec « La fille qui fut promise au dieu-serpent » chez Voy'[El] ; sur la voile et la vapeur avec « Pour un nouveau festin de nos chairs androgynes » chez Voy'[El] encore ; sur l'antiquité avec « Comment le dieu vint à Julien » chez Rivière blanche.

Ces derniers temps, j'ai eu l'occasion de travailler sur un paquet de textes brefs et de les adresser à diverses anthologies. J'ai finalement fait le compte : j'en ai une dizaine dans la nature qui attendent une réponse (positive, tant qu'à faire) sur des sujets extrêmement divers. J'ai aussi un projet de recueil mais il faudra attendre aussi pour savoir si cela se fait : pour une fois, j'ai posté mon manuscrit.

Pour ce qui est des rencontres, je serai principalement pris par les Incorruptibles auxquels j'ai le plaisir de participer pour la deuxième fois. Je sortirai peu en dehors de cela, sinon pour aller aux Imaginales.

Image : zombie walk à Moscou en 2009, source Wikipedia.

29 janvier 2014

2013 : Le bilan

Je sais que je suis en retard mais, comme pour les vœux, on peut faire son bilan jusqu'à la fin du mois de janvier, non ?

2013 a été, éditorialement parlant, une année plutôt tranquille de mon côté après la frénésie de 2012. Je ne compte ainsi que deux inédits et en jeunesse. Avec d'abord, Nuit blanche au lycée chez Rageot-thriller qui fait suite à Décollage immédiat. Et puis le tome 4 de L'Apprentie de Merlin, La Sorcière et la Coupe, qui vient clore le cycle paru chez Mango. L'autre point commun de ces deux séries, outre l'affection que je leur porte, c'est qu'elles semblent avoir trouvé leur lectorat.

D'ailleurs, ce sont elles qui m'ont valu une petite cascade de prix qui m'ont laissé ravi. Pas moins de sept pour Décollage immédiat, un pour Nuit blanche au lycée et un pour le premier volume de L'Apprentie de Merlin. Une vraie fête !

D'ailleurs, je ne veux pas manquer d'évoquer le voyage mémorable que j'ai pu faire à Casablanca dans le cadre du Grand Prix des jeunes lecteurs. J'en suis revenu avec de magnifiques souvenirs, transporté par l'accueil exceptionnel et le cadre qui ne l'était pas moins.

J'ai eu également droit à deux rééditions qui me tiennent à cœur. D'abord, j'ai pu retravailler Les légions dangereuses, notamment pour rendre plus nerveux le texte de cette fantasy humoristique, et dont une reprise poche est sortie chez Mnémos dans la nouvelle collection Hélios. La seconde est celle de Furor chez J'ai Lu qui, en partie grâce à sa couverture, donne une nouvelle chance à ce roman de science-fiction antique.

Enfin, en janvier dernier, je t'annonçais cinq ou six nouvelles. Il y en a eu finalement cinq publiées cette année, qui vont de la mythologie grecque aux nécromants brésiliens, en passant par les elfes noirs, les loups-garous et les clowns en treillis. J'en suis heureux car j'avais envie depuis un moment de travailler davantage la forme brève.

Parmi les déceptions, je dois signaler la fin de la collection Pandore au Pré aux clercs où j'avais publié Les Adversaires l'an dernier. Après la fin des collections jeunesse de Mango, Autres mondes et Royaumes perdus, c'est un peu triste. Cependant, les romans continuent d'être exploités.

Demain : les projets.

Image : source Wikipedia, carte postale de Casablanca dans les années 1920-1930.

22 décembre 2013

Vu à la tv

J'ai eu les honneurs de la dernière émission de Rêves et cris diffusée sur la chaîne Nolife vendredi dernier et consacrée aux littératures de l'imaginaire.

Pour les malheureux qui n'ont pas pu encore la voir, sache qu’elle est disponible en ligne à cette adresse.

Au sommaire et dans une ambiance détendue, on a évoqué, entre autres, Prachett, Tolkien et... du caca. On y parle aussi de mes prochaines sorties sous le signe du zombie. Je te laisse le bonheur de découvrir cela par toi-même.

12 décembre 2013

Des nouvelles

Je ne suis pas là pour te rappeler que je serai à Sèvres ce samedi après-midi, mais pour évoquer avec toi un certain nombre de nouvelles que j'ai écrites ce derniers temps. Je reviendrai sur le sujet au moment du bilan que je compte faire ici sur l'année 2013.

Je commence par ma nouvelle "Mort en deux temps" pour l'anthologie Dimension Nécropolice (Rivière blanche, 2013) avec des policiers brésiliens et nécromants dans le milieu des telenovelas. Reflets de mes lectures l'a lue.

Il y a eu aussi "Libera me" dans Elfes et Assassins (Mnémos, 2013) avec un elfe noir dans un univers de fantasy post-apocalyptique. L'anthologie a été lue par Noosfere, Yozone, Psychovision, Reflets de mes lectures, Les lectures de Mariejuliet, Bulle de Livre, Blog-O-Livre, Samlor et Imaginelf. Je signale que j'ai adopté ici une narration non-linéaire qui peut surprendre.

J'en viens à "Philyra" dans Artbook raconté (La Porte littéraire, 2013) qui reprend une légende grecque remontant aux origines du monde et du papier (oui). Il s'agissait d'inventer une histoire à partir d'une illustration de Fleurine Rétoré. Voici les avis de L'univers de Laea, Eien et ActuSF.

Passons à "Anthropolycie" dans Cœurs de loups (Éditions du Riez, 2013) sur un loup-garou inversé. Les histoires de Lullaby et Les lectures de Mariejuliet t'en parlent. Ici, j'ai tenté de traduire dans l'écriture l'éveil à la conscience de mon personnage.

Enfin, "Quand les clowns en treillis font gémir la musique" dans Virus (Griffe d'encre, 2013) où des clowns en treillis... L'autre monde et Un papillon dans la Lune ont leur avis là-dessus.

En remontant un peu dans le temps, j'en profite pour te rappeler l'existence de "Sur un fragment perdu du Satyricon" qui invente le livre I du premier roman de la littérature occidentale (et qui est l'une de mes œuvres préférées). C'est dans Fragments d'une fantasy antique (Mnémos, 2012). On en parle chez Un monde de nouvelles et Le Bibliocosme.

Pour terminer, "L'ugraphiste" dans Iudicium indoctum (Philologicum, 2012) qui tente d'étendre l'exercice de l'uchronie aux textes littéraires, ici Les Misérables. Voici la chronique de RSF Blog.

Et puis, plus loin encore dans le passé : "Chamane" dans Magiciennes et sorciers (Mnémos, 2010) qui propose un combat de sorciers au moment de l'arrivée des Magyars en Europe. Le Bibliocosme y a jeté un œil.

Image : L'esprit de la terre de Fleurine Rétoré, source lemondedefleurine.com.

24 novembre 2013

Il y a dix ans : L'Effet Orphée

En septembre 2003 (oui, j'ai pris un peu de retard) sortait mon quatrième roman, L'Effet Orphée, qui venait clore la tétralogie consacrée à Nephilim. Après Paris, Budapest et Rome, place à Londres. Je me souviens avoir écrit ce roman dans un état de grande jubilation. Enfin, les personnages que j'avais disséminés dans les trois premiers volumes allaient pouvoir se rencontrer et interagir.

Je me suis rendu compte qu'un des éléments que je préférais écrire, c'était des dynamiques de groupe. Le lien avec le jeu de rôle est bien sûr assez direct mais c'est aussi un goût personnel qui fait, par exemple, que je préfère L'Iliade à L'Odyssée parce qu'il s'agit, dans le premier cas, une aventure collective. Je m'en souviendrai dans d'autres romans, notamment Les légions dangereuses, L'Océan des étoiles ou Homo Vampiris qui reposent sur ce même principe. L'évoquer me donne d'ailleurs envie d'y revenir.

Le plaisir reposait aussi sur le fait d'approfondir les histoires de mes Nephilim. Ainsi, je me suis permis des retours en arrière dans leur longue histoire, ce que j'avais un peu commencé dans Anonymus. J'étais très fier de la technique de montage que j'avais trouvée : utiliser la même phrase à la fin d'un chapitre contemporain et au début d'un chapitre de flash-back, histoire de montrer comment les époques s'entrechoquent pour ces immortels. Le roman s'est donc écrit presque tout seul, notamment parce que j'attendais depuis deux volumes de faire se rencontrer Azarian et Nej.

Néanmoins il y avait une ombre au tableau. Le cycle avait été prévu en sept volumes et je devais m'arrêter à quatre parce que le rendement de cette collection de semi-poche n'était pas suffisant pour une petite maison comme Mnémos. J'ai donc dû clore un peu vite mon histoire alors que j'avais encore des développements à Prague. J'ai utilisé par la suite une partie de ce matériau pour Homo Vampiris.

J'ai tout de même pu refermer le cycle avec deux titres en miroir (Le syndrome Eurydice répondant à L'Effet Orphée). Au moment de la réédition de l'an dernier, j'ai pu me rendre compte des progrès que j'avais accomplis depuis le début parce que j'ai eu assez peu de corrections à apporter.

Dernière anecdote pour terminer : j'étais allé visiter le musée Rodin pour repérer les figures des Bourgeois de Calais (dont une édition se trouve à Londres) qui m'intéressaient afin de représenter les différents membres de l'Hepta. L'illustrateur de la couverture, Renaud Bec, m'avait ensuite proposé des montages différents à partir des photographies qu'il avait prises.