8 septembre 2021

L'Espionne de l'Olympe tomes 1 et 2 sont parus


Tu pensais que j'en avais fini avec la mythologie ? C'est mal me connaître. Voici une nouvelle série qui s'adresse aux plus jeunes L'Espionne de l'Olympe. Quand je dis les plus jeunes, je veux dire les enfants d'école primaire. 

En effet, si l'on pouvait lire Panique dans la mythologie à partir du CM1-CM2, ceux-là sont accessibles dès 8 ans (ma propre fille a pu le lire toute seule comme une grande).

On y raconte les aventures de Dryas, la petite dryade (elle a cent ans mais elle est restée très jeune), soit une nymphe des arbres. Comme elle ressemble beaucoup à ces humains que l'on nomme mortels, les dieux de l'Olympe adorent l'envoyer en mission à leur place, pendant qu'il restent bien tranquillement assis sur leurs trônes d'or.

La particularité de cette série est justement de s'appuyer essentiellement sur les divinités mineures de la mythologie. A chaque aventure, Dryas utilise ses pouvoirs de nymphe (elle peut voyager à travers les réseaux de racines et se fondre dans le bois) et elle peut demander l'aide d'autres nymphes cachées dans les nuages, les vagues, les pierres, etc.

Quelles sont ses missions ? Eh bien, d'abord elle doit s'occuper d'Ulysse, protégé d'Athéna, et d'un mystérieux cheval qui se trouverait à Troie (Opération cheval de Troie). Ensuite (c'est la deuxième aventure), Poséidon lui demande de retrouver son fils Thésée, parti en Crète sur un coup de tête (Trop fort, le Minotaure !).

Glaux, la petite chouette blanche, est celle qui vient annoncer les missions à Dryas. Mais la petite nymphe apprécie peu les mortels. Elle préfère de loin jouer dans les forêts du mont Pélion avec ses amis, Melitzanès la centauresse, Dolmas le satyre et Briam la sirène. 

Pour ceux qui cherchent un aspect pédagogique, chaque roman est suivi de la leçon de Chiron, le centaure le plus savant du monde, qui habite également le mont Pélion et qui fait la classe à tout ce petit monde.

Je dois t'avouer que je m’amuse beaucoup à écrire ces romans légers et humoristiques. En plus, je bénéficie des superbes dessins de Miss Paty qui propose des scènes tout en couleur de mes petits personnages. C'est tout mignon ! Et j'adore les illustrations avec des nymphes liées aux éléments. Bref, j'espère que tu y prendras autant de plaisir que moi. D'ailleurs, je travaille déjà sur un troisième tome...

16 avril 2021

Les Héritiers est paru (et Feuillets de cuivre aussi)


Ils sont là, sur mon bureau. 

Eux, ce sont, d'un côté, Les Héritiers, beau bébé de 738 pages, et de l'autre la réédition de Feuillets de cuivre. Les deux sont publiés chez ActuSF avec des couvertures de Zariel et sous la direction de Charlotte Volper. 

Du haut de ces volumes, vingt années te contemplent.

Je te fais un petit résumé rapide des événements pour que tu voies le lien entre les deux.

En 2001, je finis de rédiger un roman intitulé Les Héritiers, qui se situe dans l'univers d'un jeu de rôle inédit d'Eric Pâris et Isabelle Périer. C'est mon premier roman achevé. Je le propose chez Mnémos, à Célia Chazel qui préfère me demander d'écrire dans un autre univers de jeu de rôle : Nephilim. Mon manuscrit reste dans un tiroir, en attendant que le jeu Les Héritiers soit publié.

En 2015, je publie le roman Feuillets de cuivre. J'y reprends un personnage des Héritiers, l'inspecteur Ragon qui enquête uniquement à travers les livres. C'est l'un des livres dont je suis le plus fier. D’ailleurs, j'ai continué d'écrire des nouvelles avec Ragon et j'espère un jour en proposer une suite.

En 2021, Le Département des Sombres projets publie le jeu Les Héritiers. Sans Eric, parti pour de nouveaux horizons ; sans Isabelle, qui nous a quittés pour les Havres Gris. J'ai retravaillé complètement le roman à plusieurs reprises et j'en ai profité pour effectuer quelques retouches sur Feuillets de cuivre aussi.

Voilà, tu sais tout.

Alors, concernant Les Héritiers, il s'agit d'une aventure de steampunk féérique Belle Époque, mâtiné de pulp et de Cthulhu. Raphaël, un jeune séducteur, se rend compte qu'il est une de ces fées dissimulées parmi les hommes : un Faux-Semblant. Dans la foulée, il se trouve pris dans une intrigue de grande envergure où le secret de l'existence des fées pourrait être menacé.

J'ai beaucoup travaillé sur ces ouvrages en deux décennies mais, en cet instant, j'ai surtout envie de remercier toutes celles et ceux qui se sont penchés sur ces bouquins (et en particulier Les Héritiers) pour leur (re)donner vie : Eric, Charlotte, Greg, Anna, Marie, Zariel, Ismaël, Jawad, Jérôme, Sandra, Max... Et j'en oublie sûrement. Vous avez toute ma gratitude.

Et je termine, comme tu t'en doutes, par une pensée à Zab à qui je dois tant et qui me manque toujours. Surtout aujourd'hui.


18 novembre 2020

Il y a dix ans : Le Châtiment des flèches


Il y a dix ans, je mettais la dernière main à mon manuscrit : la publication a eu lieu en octobre 2010. J'y racontais le règne du roi Etienne Ier de Hongrie (István en hongrois, si tu veux bien je l'appellerai ainsi désormais) qui régna autour de l'an Mil, entre 997 et 1038. Ce fut lui qui fit entrer le pays dans la féodalité chrétienne. Ce roman était une première pour moi pour plusieurs raisons. 
 
D'abord, il s'agissait d'un roman historique. Cela m'a demandé pas mal de recherches, quasiment un an pour tout rassembler avant la rédaction. Je l'ai dit dans la postface qui accompagne le roman : sans la biographie du roi Saint-Etienne de Hongrie par Marie-Madeleine de Cevins, je n'aurais pas pu écrire mon histoire, la documentation disponible étant en anglais (ça va encore) et en hongrois (là, je suis largué). J'avais envie depuis longtemps d'écrire sur le personnage qui possède une aura aussi forte que Charlemagne en France (Charlemagne était d'ailleurs un modèle pour István). Je me suis donc plongé dans la Hongrie médiévale allant jusqu'à visiter la Transylvanie qui appartenait jadis à la Hongrie (à ce sujet, je dois te dire que le meilleur tiramisu que j'aie jamais mangé se trouvait dans le restaurant Bella Musica de Brașov). La rédaction m'a pris encore six mois parce que j'étais sans cesse arrêté par des détails comme l'aspect des fenêtres ou bien les couverts utilisés à table (savais-tu que la fourchette n'a été utilisée qu'à la Renaissance ?). 
 
Deuxièmement, il s'agit d'un roman hongrois. La Hongrie est un thème récurrent dans mes romans (mon épouse est d'origine hongroise). Une partie de Nephilim se déroule à Budapest, comme l'ouverture de La Cité de Satan, ainsi qu'un passage de L'Antilégende pour ne citer que ceux-là. À cette époque, j'habitais à Budapest et c'était l'occasion rêvée pour écrire ce roman qui me trottait dans la tête depuis un moment. Je voulais raconter une espèce de malédiction hongroise dont l'identité m'apparaissait encore scindée entre un christianisme chevillé au corps et un imaginaire nomade. La lutte entre István le chrétien et Koppány le chef de tribu me semblait bien incarner cette profonde fêlure que l'on pouvait rapprocher de la position du pays entre Orient et Occident, écartelé plus tard entre nazisme et stalinisme.
 
Je voulais aussi en faire de la vraie fantasy historique et épique. L'affrontement entre les croyances chrétiennes, avec la lance miraculeuse du Christ, et les pouvoirs des chamanes táltos me semblait fertile. Cependant, j'ai essayé de ne pas tomber dans le moindre manichéisme et donner à chacun sa voix. L'une de mes inspirations était Le roi d'août de Michel Pagel (édité aussi chez J'ai lu) qui m'avait donné envie de me lancer dans ce type d'histoire.
 
Pour l'aspect mythologique, je suis allé chercher du côté du western. En effet, István opère une reconquête de son pays, une sorte de conquête de l'est sur les tribus païennes à cheval. Je me suis alors programmé le visionnage de pas moins de 70 westerns qui ont irrigué mon inspiration. On retrouve de nombreuses scènes qui adaptent des idées trouvées dans Rio Bravo, Fort Bravo ou Il était une fois dans l'ouest. Je pense qu'un connaisseur du genre peut s'amuser à retrouver les inspirations qui parsèment le roman. Le titre même du roman est une reprise du titre français d'un western que je n'ai même pas pu voir tellement il était peu connu et diffusé.
 
L'autre nouveauté a consisté à travailler avec Thibaud Eliroff. J'avais fait sa connaissance peu de temps auparavant aux Utopiales de Nantes. On s'était mis à discuter sans que je sache qui il était (c'est-à-dire un éditeur, espèce très recherchée par les auteurs, à plus forte raison quand ils bossent pour Pygmalion et J'ai lu). Après avoir blagué, si je me souviens bien, sur les mérites comparés du bortsch et de la goulache, on avait fini par se présenter et par parler boulot. Comme il avait apprécié Requiem pour Elfe noir, je lui ai proposé le projet qui me semblait le plus adapté à Pygmalion, de la fantasy historique. On a d'ailleurs retravaillé plus tard ensemble pour Furor. Et, même s'il ne m'a plus édité depuis 2013, je persiste à le considérer comme un ami. C'est dire à quel point je ne suis pas rancunier. Ce fut aussi l'occasion de travailler pour la première fois avec Alain Brion qui a donné une couverture magnifique.
 
Alors, que reste-t-il de ce roman ? Souvent, quand on me demande quel est mon roman préféré parmi ceux que j'ai écrit, je me voile de pudeur en disant qu'on ne choisit pas parmi ses enfants. Il faut me tirer l'oreille pour que j'avoue une petite fierté particulière pour Le Châtiment des flèches. Jusque-là, je songeais surtout à la somme de travail qu'il m'avait demandée. En le relisant, je peux te dire honnêtement que je pense avoir rendu justice à mon sujet. Dans mon esprit, qui dit épique, dit Victor Hugo. J'ai donc lu et relu La Légende des siècles à l'époque afin de donner à ma prose des accents hugoliens. Et cela fonctionne, même si certains lecteurs peuvent considérer que le texte ressemble parfois à un pastiche d'Hugo. J'aime ce roman parce qu'il est riche, dense et tendu.
 
Il n'a en revanche pas soulevé l'enthousiasme des foules. Il a connu une réédition en poche chez J'ai lu en 2012 mais je suis loin d'en vendre autant que je le voudrais. Le roman a failli être traduit en hongrois. Une traductrice était intéressée et avait soumis le projet à un éditeur mais, par manque de moyens, le projet a été abandonné. J'avais eu l'honneur de parler de mon roman à l'Institut hongrois de Paris grâce à Ibolya Virág.
 
Même si Le Châtiment des flèches n'a pas eu le succès escompté, même si j'aimerais qu'il bénéficie d'un nouveau coup de projecteur, je reste extrêmement fier de ce travail qui demeure, à mes yeux, la plus belle déclaration d'amour à la Hongrie que je pouvais écrire.

14 novembre 2020

Quelques mots de plus sur le roman Unlock

Mon roman Unlock est sorti depuis deux bonnes semaines. Si, tu sais, le croisement entre le livre dont tu es le héros et les jeux d’escape, tout ça dans la droite ligne d’Unlock.

Le livre apparait déjà dans quelques chroniques (ici, , , et encore ), dans un court dossier mais surtout il est présent sur le site d’Asmodée parmi les jeux de la gamme ! (D’ailleurs, je crois qu’une nouvelle boite vient de sortir...)

Et puis, autre joie personnelle, le roman est mentionné sur TricTrac. Tu te rends compte ? Sans doute pas mais j’en suis très content.

Et toi, tu ne l’as pas encore acheté ? Qu’est-ce que tu attends ?

6 novembre 2020

Nephilim l'intégrale est (re)paru


Tu l'attendais, la voici : l'intégrale de mon cycle Nephilim est de retour. 
 
Encore ? vas-tu dire (car je t'entends déjà protester). En effet, c'est la quatrième édition. 
 
En 2002-2003 étaient sortis les quatre romans en semi-poche sous la houlette de Célia Chazel. Puis, une réédition augmentée et complétée en deux volumes en 2012 (avec Charlotte Volper aux manettes). Suivie d'une version poche en 2016. Tout cela chez Mnémos, son éditeur historique.

En fait, je bénéficie de la saison 2 du jeu de rôle dont le financement participatif a eu lieu en juillet dernier. La réédition du cycle reprend ce qui avait été fait pour Le Chant de la Terre d'Isabelle et David Collet pour la saison 1 : une intégrale en un volume avec couverture cartonnée, vernis sélectif, illustrée d'une gravure de Dürer (moi, j'ai les quatre cavaliers de l'Apocalypse, na !)

Qu'y a-t-il de nouveau dans cette édition ? Déjà, le livre est beau, solide, avec un signet. La maquette est très réussie et étonnamment aérée malgré la quantité de signes (plus d'un million et demi). On a refait aussi l'illustration du pentacle (ceux qui ont lu comprendront). Pour l'occasion, j'ai encore tout révisé. Et j'ai ajouté deux textes inédits qui viennent clore le cycle : une reprise d'une petite aventure d'Azarian avec les éditions Amnésia et une visite des akasha par le même, accompagné de Nej. Parce que ce sont mes personnages préférés.

Dernière chose : j'ai le titre que je cherchais depuis le début : L'Hepta. On n'est pas loin de l'édition définitive. En tout cas, si tu ne sais pas quoi offrir pour Noël : ne cherche plus ! D'autant que Mnémos a même une boutique en ligne (dans la colonne de droite, juste au-dessus de ma trombine).