7 septembre 2026

K-Dramas en pagaille : Crash landing on you


Depuis un peu moins d’un an, j’ai découvert les k-dramas grâce à des copines autrices (je pense d’abord à toi, Carina) . Comme c’est chouette, j’ai envie de partager mes préférés, voire de t’en faire découvrir. Ce sera une suite d’articles, sans ordre particulier, de ces « séries qui font du bien ». Pour faire simple, je ne prends que des programmes accessibles sur Netflix.

Titre : Crash landing on you (2019, 16 épisodes)

Synopsis : une cheffe d’entreprise droguée au travail et désagréable tient à tester tous les équipements qu’elle met sur le commerce. Le dernier en date : du matériel de parapente. Elle se lance mais une tempête se déclenche. Pas de chance, elle atterrit de l’autre côté de la frontière dans les bras d’un bel officier nord-coréen.

Points forts : personnellement, je le trouve idéal pour commencer avec son point de départ excitant. Il y a ensuite tous les bons ingrédients d’un k-drama : les acteurs sont beaux, il y a de la romance, deux triangles amoureux, de la comédie, de l’action, du suspense, du drame, une galerie de personnages secondaires hauts en couleurs.

C’est aussi l’occasion de découvrir la particularité de la Corée, coupée en deux depuis bientôt 80 ans. Cette fois, on ira des deux côtés de la zone démilitarisée. Et la série trouve une manière très fine de résoudre le problème de nos amants séparés (je ne t’en dis pas plus). En plus, on évite la caricature de la Corée du Nord comme pays arriéré et risible (ça reste une vraie dictature).

L’air de rien la série brasse tout un tas de thèmes politiques et propose quelques jolies scènes qui resteront en mémoire.

3 septembre 2026

Il y a dix ans : Panique dans la mythologie


Pour cette fois, je vais me contenter d’une seule note pour cette pentalogie écrite entre 2016 et 2019 (d’ailleurs je ne mets qu’une couverture en illustration).

Tout a commencé quand Murielle Couëslan a pris la tête de Rageot. Lors de la première réunion, elle m’a suggéré d’écrire une série sur la mythologie. Je t’avoue que je n’ai pas sauté de joie parce que j’avais déjà écrit La Dernière Odyssée et Les Gorgônautes qui allaient devenir La Niréide. De ce fait, j’avais l’impression d’avoir déjà traité le sujet. Néanmoins, je suis rentré chez moi avec la promesse suivante : « Si je trouve une idée cool, je le fais ».

En réfléchissant, je me suis dit que je n’avais vraiment pas envie de re-raconter ce qui l’avait déjà été de nombreuses fois. Il fallait donc que je puisse raconter autre chose en plus des mythes grecs. On m’avait également donné deux contraintes : d’une part, il fallait qu’on puisse lire les livres dans n’importe quel sens ; d’autre part, il fallait plutôt commencer par le mythe le plus connu, à savoir Ulysse, sachant que le retour du guerrier grec marque plus ou moins la fin de l’âge des héros et donc celle de la mythologie...

Toutes ces contraintes qui, auraient pu me décourager, m’ont en fait stimulé. Or, à cette époque, j’étais en plein dans la nouvelle version de Doctor Who (attends, il y a vraiment un lien). Je ne te divulgâche pas mais il y a toute une aventure avec River Song qui apparaît dans la saison 4 : elle voyage dans le temps aussi et ne cesse de croiser le Docteur à différentes époques. C’est ainsi que j’en suis arrivé à l’idée du voyage dans le temps de mon personnage principal à partir du présent. Sur place, il croise Blanche, la fille d’Hadès, sauf qu’il ne remonte pas le temps dans l’ordre chronologique...

Cela pouvait donner lieu à des rebondissements réjouissants. Mais quand j’ai proposé le projet, mes éditeurs ont pâli en se disant que tout cela serait bien trop compliqué à comprendre. Sûr de moi, je leur ai dit quelque chose comme : « Faites-moi confiance, ça va le faire ». Je me suis lancé en remplissant notamment un tableau où l’on voyait les différents arcs temporels : celui d’Hugo (qui suit l’ordre des romans), celui de Blanche (qui suit la chronologie de la mythologie) et celui de Médée (qui voyage aussi dans le temps). Ainsi, par quel bout qu’on le prenne, le cycle suivait l’arc d’un personnage. J’ai donc eu le feu vert.

J’avais proposé Panique mythologique comme titre de cycle mais on m’a dit que pour le référencement, il fallait avoir le mot mythologie en toutes lettres. C’est donc devenu : Panique dans la mythologie. J’ai ensuite sorti L’Odyssée d’Hugo et Hugo contre le Minotaure en 2016 puis Hugo et le cheval de Troie et Hugo et la Toison d’or en 2017. Il y avait les super dessins de Sébastien Pelon qui ont donné une vraie identité graphique au cycle.

Seulement voilà : après quatre romans, la série ne décollait pas. Les ventes étaient décevantes. Murielle m’a permis d’écrire un cinquième et dernier volume pour boucler le cycle : Hugo face au Sphinx qui paraît en 2019. On était tous un peu déçus. Sur ce, nouveau coup de théâtre : les tomes 1 et 2 apparaissent sur les listes de lectures recommandées de l’Éducation nationale. Et là, la série a vraiment décollé.

Aujourd’hui, L’Odyssée d’Hugo est devenu mon deuxième plus grand succès en termes de ventes, dépassant même Décollage immédiat qui était jusque-là mon best-seller ultime. Toute la série a connu une réédition en 2022. Il y a aussi eu une adaptation en bédé en 2021 (avec Maxe L’Hermenier et Antoine Brivet) que j’aime beaucoup. Plus un projet secret dont je ne peux pas parler.

Moi qui la destinais plutôt aux Sixièmes, elle m’a ouvert les portes des classes de primaire qui s’en sont emparées en CM2 et même CM1. En tant que prof de latin, je voulais aussi montrer qu’il existe toujours plusieurs versions d’un même mythe et qu’on pouvait en jouer dans une histoire. En relisant les cinq romans, j’aime toujours cette série. À part quelques menues maladresses, je ne changerais rien. J’adorerais vraiment poursuivre l’adaptation en bédé qui s’est arrêtée au tome 1, hélas. Et puis, il y a le projet secret dont je ne peux pas parler, souviens-toi, et puis, de toute façon, c’est même pas sûr mais ce serait quand même trop cool.

21 août 2026

Monstres Magiques Menacés est paru !


Ce ne sont pas un mais deux petits romans qui viennent de paraître chez Nathan, à partir de 9 ans, avec des dessins de Sanoe. Les titres ? Le dragon déchaîné et La sirène silencieuse.

Comme chacun sait, il existe de nombreuses créatures magiques, plus ou moins sympathiques, dans le monde. Et ces créatures ont parfois besoin d'un refuge pour s'abriter, se nourrir ou se soigner. Tel est le rôle du Monstrarium. 


C'est une sorte de jardin zoologique sans visiteurs où l'on prend soin de ces Monstres Magiques Menacés. Comme les parents sont toujours très occupés, ce sont les enfants qui assurent la majeure partie du travail. Et ils ont du boulot aussi car les méchants Braconniers ne cessent de vouloir récupérer ces créatures pour les exploiter d'une manière ou d'une autre.

Voilà. Si tu cherches une série de romans rigolos pour les enfants, eh bien n'hésite plus !


23 janvier 2026

L'Apprentie de Merlin est(re)paru - 2

 

Et voici les tomes 3 et 4 ! C'est toujours chez Fleurus dans la nouvelle collection Anthelion (pour les deux premiers tomes voir ici). La tétralogie est à nouveau complète.

Je t'avais dit qu'on avait beaucoup travaillé avec l'éditrice sur les deux premiers tomes . Eh bien il y a encore eu plus de travail sur les deux derniers. Peu de modifications dans l'intrigue mais plutôt dans une foule de petits détails qui changent la signification globale du roman. Le recul a permis de préciser certaines choses.



Une fois encore, je suis ravi que ce cycle soit reparu. Je ne sais pas si c'est l'édition définitive mais on on n'en est pas loin. Pour le clin d’œil, tu trouveras notamment quelques mentions du chevalier Silence et de la Niréide. A ce sujet, je t'avais annoncé dans ce dernier titre (mais si ! regarde la postface, page 419), une sorte de trilogie des matières médiévales. C'est cette tétralogie qui tient lieu de retravail de la matière de Bretagne. Il me reste encore à traiter de la matière de France mais ceci est une autre histoire...

11 décembre 2025

Il y a dix ans : Le choix de Bérénice


Juste avant la fin d'année, je viens de relire un roman paru en 2015 : Le Choix de Bérénice. L'histoire de cet ouvrage est assez sinueuse. Je t'en rapporte les grandes étapes.

À l'époque, je choisis de travailler sur la Bérénice de Racine avec mes élèves de lycée, notamment à cause de son décor antique. Je me plonge dans la lecture de la tragédie et j'en sors époustouflé. La modernité de la pièce m'épate. Notre dramaturge réussit l'exploit de bouleverser ses lecteurices sans la moindre mort dans le dénouement. Et la langue est magnifique, d'une simplicité confondante.

À la même période, je découvre une collection en jachère chez Rageot : "Remake". Il s'agit de réécrire des classiques en version jeunesse contemporaine. Un titre m'arrête : Tu te maries et moi j'aime, signé de Sarah K, reprise des Mémoires de deux jeunes mariées de Balzac. Une vraie réussite.

Seulement, la collection n'a pas marché, me prévient la directrice de l'époque, Caroline Westberg. La faute notamment à l'accueil du corps enseignant qui est encore frileux (nous sommes en 2005) avec la réécriture de classiques. Mais surtout, à mon avis, à l'idée de mettre le texte original à la suite du roman réécrit, ce qui fait que les ouvrages sont énormes.

Qu'à cela ne tienne, je réfléchis à la manière de présenter une nouvelle collection de réécriture de classiques. Un point commun finit par me sauter aux yeux : la plupart des classiques proposent des histoires d'amour. Eurêka : ce sera une collection de romance. Je propose même le nom qui sera adopté (mais sans le tiret) : "In-love" (pour in-folio). Bien sûr, je propose Bérénice comme premier titre.

Malheureusement, cette collection va connaître le même destin que "Remake", dix ans plus tard. On sort seulement une demi-douzaine d'ouvrages avec pourtant des autrices qui ont fait leurs preuves comme Charlotte Bousquet ou Camille Brissot. Les couvertures sont assez kitsch, comme si l'éditeur n'était pas à l'aise avec le sujet. Et puis, la direction change quelques mois après le lancement et "In love" tombe dans les oubliettes.

De mon côté, l'écriture n'est pas facile. J'écris un premier roman qui ne convainc personne. Je jette le manuscrit et écris une toute nouvelle version. Cette fois, cela prend. Le roman est publié. Mais la collection s'arrête bientôt et Rageot me rend mes droits sur l'ouvrage qui ne sera plus exploité.

Qu'en reste-t-il en le relisant ? Eh bien, comme avec Ce stage était vraiment mortel, où je m'essayais au roman d'horreur, je me livrais là à un essai de romance. Et l'essai n'est pas entièrement transformé. Toujours inquiet de ne pas ennuyer mes lecteurices, je vais trop vite et je ne laisse pas assez de place aux sentiments pour se développer. Le corps de mes personnages est quasi-absent. En outre, mon choix de raconter au passé simple (sans doute dans l'espoir de donner des gages de légitimité aux prescripteurices) achève de bloquer l'émotion.

J'ai l'air sévère avec mon petit roman mais je continue de l'aimer. J'aimerais le retravailler sans doute un peu à la manière dont j'avais traité La Traviata et où il me semble que j'avais mieux réussi à lâcher la bride à mon lyrisme. Et puis, l'ouvrage devrait être un peu allongé et passé au présent. Mais, pour le reste, je suis heureux de mes quelques trouvailles et adaptations, notamment l'ange gardien d'Arslan qui lui donne des conseils. Et je reste persuadé (Charlotte est d'ailleurs sur la même longueur d'onde) qu'il y a de la place dans le milieu éditorial pour une collection de réécritures modernisées de classiques pour la jeunesse.

20 novembre 2025

Il y a dix ans : Ce stage était vraiment mortel


Pour être franc avec toi, je dois dire que je redoutais un peu cette relecture. Fruit de mon unique (à ce jour) collaboration avec Scrinéo, j'avais été très heureux de participer à la collection d'Arthur Ténor, « Roman d'horreur », qu'il avait créée et nourrie. À l'époque, il cherchait d'autres auteurs pour proposer d'autres titres. C'est ainsi que je suis arrivé avec Johan Héliot, suivis peu après de Nadia Coste.

Je t'avoue que l'horreur n'est pas mon genre de prédilection. J'évite les films d'horreur autant que possible, me contentant de regarder les classiques pour mon édification personnelle. Afin de me préparer, je me souviens avoir lu l'essai de Stephen King, Anatomie de l'horreur. Cela ne m'avait pas beaucoup avancé, à part la distinction entre terreur, horreur et révulsion.

Il me semble me souvenir tout de même que King évoquait à un moment le concept d'horreur sociale où le sentiment est créé par... des problèmes sociaux. J'avais une idée assez superficielle du genre et avais l'impression qu'il était assez conservateur, sacrifiant des jeunes gens qui ont le tort d'avoir une vie sexuelle (je me trompais : des films comme Massacre à la Tronçonneuse, La Nuit des morts-vivants ou plus récemment Get out ont un vrai discours social ; et je ne parle même pas de la série Buffy contre les vampires). C'était ce que je voulais éviter. Donc l'horreur sociale m'a paru tout de suite une bonne orientation.

Le thème des ressources humaines s'est imposé rapidement. Comme il fallait que mes personnages y soient confrontés, j'ai pris le prétexte du stage de Troisième en entreprise. C'est alors qu'est né le lien avec Les Adversaires, parus trois ans plus tôt. Je pouvais reprendre une partie de ma mythologie angélique pour proposer une nouvelle histoire. J'ai repris le personnage de Kylian de la Trilogie Lana Blum, ainsi que Nawel qui allait bientôt faire son apparition dans L'Odyssée d'Hugo.

Je te disais au début que je craignais de relire ce roman. Déjà, contrairement à beaucoup de mes manuscrits, le texte a été beaucoup retravaillé. Mais, surtout, j'avais l'impression de ne pas avoir réussi à faire peur. Avec le recul, je comprends ce qui me bloque dans le genre de l'horreur : il y a beaucoup de moments de creux, où l'action est suspendue pour laisser le sentiment se développer chez les lecteurices/spectateurices. Par exemple, les personnages se cachent derrière un canapé pendant que le monstre rôde dans la pièce en bavant. En tant qu'auteur, j'ai beaucoup de mal à écrire des scènes de ce type car j'ai toujours peur d'ennuyer mes lecteurices et je ne donne pas le temps d'avoir vraiment la trouille.

Donc, j'ai relu le roman avec appréhension. Et ç'a été une bonne surprise ! Je n'affirme pas que ce roman va te flanquer une horrible frousse mais j'ai l'impression d'avoir quand même réussi à créer une ambiance. Je devais lire La Barbarie douce à l'époque parce que le prologue qui met en parallèle un conseil de classe et un entretien DRH est imprégné de cet essai qui montre comment le management en entreprise a été repris dans l'Education nationale. Bref, je me suis bien amusé à relire ce roman, même si je ne sais toujours pas s'il fait peur.

7 octobre 2025

Sup de Création


Tu te poses, j'en suis sûr, beaucoup de questions sur ma vie. En voilà une tranche : je viens de terminer un an de cours à Sup de Création en narrative design

 J'ai pu œuvrer avec des 3e années qui travaillaient sur un jeu vidéo et des 4e années qui élaboraient un jeu de société. 

Ce fut une année tout à fait passionnante. A ce jour, je n'avais enseigné qu'entre la 6e et la Terminale.

30 septembre 2025

Il y a dix ans : Feuillets de cuivre


Le livre est paru il y a dix ans. Tout est parti du personnage de l'inspecteur Ragon, présent dans mon tout premier roman, Les Héritiers. Celui qui n'est, à l'époque, qu'un policier obèse et implacable, deviendra ensuite un détective qui n'enquête qu'à partir des livres.

Sa genèse a été complexe. Le personnage est apparu dans plusieurs nouvelles au fil des ans. Suite à la naissance de ma fille, je n'avais pas assez de cerveau disponible pour écrire un roman. J'ai donc triché en répondant à plusieurs appels à textes de nouvelles où je pouvais jouer avec l'implication de livres à différents niveaux de l'intrigue. J'avais déjà pour but de réunir ces histoires de Ragon en un tout.

C'est ce que j'ai finalement fait en 2015 aux éditions ActuSF sous la direction de Charlotte Volper. Cette dernière avait obtenu une préface d'Étienne Barillier et une postface de la regrettée Isabelle Périer qui nous a quittés deux ans plus tard. Les textes étaient symétriques, tout comme la construction de l'ouvrage, avec un prologue et un épilogue et deux parties, la première étant sérielle (des affaires apparemment détachées les unes des autres) et la seconde feuilletonnantes (il y a un lien entre toutes les affaires).

Avec l'inspecteur Ragon, j'ai vraiment eu l'impression d'inventer un personnage qui sortait du lot. Il allait de pair avec mon goût de la mise en abyme et des procédés métatextuels (pour en savoir plus, va lire la postface de Zab qui te dira tout cela mieux que moi).

Ainsi est né Feuillets de cuivre, rencontre étrange, bricolée, entre le policier, le steampunk (et d'autres genres) et la littérature. Ce livre m'a valu mes premiers (et à ce jour mes seuls) prix pour un roman adulte (dont le Prix Elbakin). Il a bénéficié d'une réédition poche dans la prestigieuse collection Libretto. Il en est aujourd'hui à sa quatrième édition.

Je l'ai relu récemment et je l'aime toujours beaucoup. Il me remplit de fierté. Je n'ai pas grand-chose à y changer. Cependant, depuis le début, j'avais pour ambition de raconter la vie de Ragon de 1870 à 1914, soit une quarantaine de nouvelles, regroupées en quatre volumes. Eh bien, cela m'a pris dix ans, mais je peux te dire maintenant que j'ai travaillé cet été sur la suite de Feuillets de cuivre. Elle devrait sortir l'an prochain... Prépare-toi.

26 septembre 2025

L'Apprentie de Merlin est (re)paru


Enfin, à moitié... Les tomes 1 et 2 de mon cycle reparaissent, presque quinze ans après, chez Anthelion ! La suite et fin de la tétralogie arrive le 16 janvier. Revoici donc les deux premiers volumes sous leurs superbes et nouveaux atours dus à Germain Barthélémy.

Souviens-toi. Cette saga raconte l'histoire d'Ana, petite voleuse, dont la route croise celle d'un enchanteur de sinistre réputation : le Merlin. Elle va bientôt être impliquée dans le travail le plus formidable de l'époque : redonner un roi à Britannia. 

A travers quatre époques, on retrouvera toute la légende arthurienne, depuis la naissance d'Arthur, jusqu'à (attention spoiler) sa mort, à travers combats, quêtes, intrigues, romances contrariées dans la forêt de Brocéliande.

J'ai du mal à te dire à quel point je suis heureux que cette série soit rééditée. C'est l'une de celles dont je suis le plus fier. Les textes ont été entièrement revus. J'en profite pour remercier Patrick Mallet (qui n'apparaît pas au début du livre) mais qui a effectué une relecture complète de l'ensemble et qui a prodigué des conseils judicieux.

Désormais le livre paraît dans la toute nouvelle collection Anthelion, dédié au young adult. Et ce serait injuste de ne pas citer Elsa Tirel qui a beaucoup travaillé sur le texte avec moi. Les tomes 3 et 4 arrivent donc en janvier. Le dernier notamment était épuisé depuis longtemps. J'espère que tout le monde y trouvera son compte.




18 septembre 2025

Aria 3 - La Prophétie noire est paru


Voici la fin de la trilogie ! Si tu as manqué les tomes 1 et 2, je t'en parlais ici et . Je te redonne les éléments principaux : Aria est l'univers d'un actual play conçu par FibreTigre
 
J'avais deux défis principaux  à relever : adapter cet univers de fantasy en roman  et compléter le cycle en un an. J'espère avoir réussi le premier en gardant l'humour et la fantaisie. Pour le second défi, tu as maintenant la trilogie complète chez Nathan.

Après avoir assisté au réveil du Trined, un groupe de trois dieux très méchants, notre quatuor doit maintenant les affronter. Autant dire que le combat risque d'être déséquilibré en leur défaveur. Heureusement, la Prophétie noire leur indique qu'il existe de puissants artefacts qui pourraient les aider...

Tu l'auras compris : c'est la lutte finale ! Nos (anti-)héros, Vanni, Gunnor, Sirane et Azzio doivent maintenant terminer la quête entamée dans le tome 1. Cette fois, on va donner dans l'épique. 

Au passage, je te renvoie à la superbe couverture de Xavier Collette qui a donné à mes personnages un côté badass dont je n'osais rêver. Je te conseille d'ailleurs de regarder les trois couvertures à la suite pour mesurer l'évolution des personnages.

27 août 2025

Gilgamesh est paru


Cette aventure a commencé il y a moins d'un an. Ma fille lisait une réécriture jeunesse du mythe de Gilgamesh. Je la voyais peiner. Curieux, j'ai lu à mon tour cette version que j'ai détestée (n'insiste pas, je ne te dirai pas de laquelle il s'agit.) Après vérification, je me suis rendu compte qu’Étonnants classiques, avec qui j'avais déjà travaillé sur Les aventures du chevalier Silence et Guillaume ou le chevalier au loup, ne l'avait pas dans catalogue. J'ai donc proposé mes services et, justement, la maison avait pour projet d'en proposer une édition.

Quelques mois après, voilà le résultat. J'ai essayé de rester fidèle aux tablettes originales, glissant sur plusieurs versions pour combler les manques, ajoutant quelques inventions de mon cru au besoin, pour donner une lecture complète. Ainsi, la douzième tablette est une réinvention de ma part qui permet de conclure le destin de Gilgamesh en piochant dans plusieurs autres textes mésopotamiens. Je me suis fondé sur les traductions en français les plus reconnues comme celle de Jean Bottéro ou celle de Raymond-Jacques Tournay, sans m'empêcher de lire d'autres versions comme celle d'Abed Azrié.

Pour le rendu final, je me suis rendu compte en cours de rédaction qu'il fallait recourir aux alexandrins. En effet, la version originale est en vers longs, parfois coupé en deux, sans doute pour des raisons de place dans les colonnes d'une tablette. Cela m'a donné plus de souplesse puisqu'on trouve à la fois des alexandrins (non rimés), mais aussi des hémistiches de six syllabes. Pour me rapprocher du français contemporain, j'ai conservé la règle du -e muet mais je n'ai pas tenu compte des autres lettres muettes, comme les pluriels, qu'on entend dans les liaisons : "Comme tu lui ressembles, au divin Gilgamesh" ne tient ainsi pas compte du "s" de la deuxième personne du singulier.

Cela dit, j'en arrive à l'essentiel : l’histoire de Gilgamesh. Roi d'Uruk, il se montre tyrannique au point que les dieux lui envoient une sorte de double pour le calmer : Enkidu. Et c'est le coup de foudre ! Gilgamesh et Enkidu font les quatre cents coup ensemble. Mais cela ne va pas durer...

Dans cette édition, tu trouveras aussi tout un appareil pédagogique de mon cru, ainsi qu'une version audio avec ma voix. La belle couverture est de Nicolas Galkowski. Cette épopée est une réflexion sur la mort, et la vie. Malgré ses quatre mille ans de distance, elle tient toujours la route et il est difficile de la lire sans être pris par l'émotion. J'espère lui avoir rendu justice.

6 août 2025

Les Secrets d'Evi Lupin 2 - le coffre aux diamants est paru !


Le voilà ! On a eu quelques aventures mais le roman a fini par arriver. Je te parlais du tome 1 ici. On reprend la même équipe avec les dessins de Daphné Collignon. Et on est chez Rageot.

Dans le premier tome, on voyait Evi constituer son équipe. Cette fois, elle est prête pour les grandes manœuvres : il s'agit de dérober le coffre d'un bijoutier parisien particulièrement méfiant. En plus, le père Lupin rôde toujours...

8 juillet 2025

Zombie Kidz - L'Attaque des zombies est paru


Il est là ! Dès demain ! C'est le troisième opus sur Zombie Kidz qui vient clore ma trilogie adaptée du jeu d'Annick Lobet (les deux premiers étaient et ) avec les super dessins de Jonathan Aucomte. Si tu connais, tu verras des connexions avec le jeu Flashback Zombie Kidz

Cette fois, un personnage débarque du futur pour donner quatre missions mystérieuses à nos héros dans le but d'éviter la victoire définitive des zombies. Augustine, Henri, Charlie et Artur repartent au combat !

5 juin 2025

Unlock! Kids - Mission Mythologie grecque est paru


Ils reviennent ! Voici une nouvelle aventure des jumeaux Soline et Lunian qui arrivent cette fois à Athènes. Trois aventures les attendent : dans le Parthénon, dans le Musée de l'Acropole et dans le quartier de Pláka. Bien sûr, les méchants Jones sont toujours de la partie...

La même équipe est aux manettes : tu as toutes les informations sur la première aventure ici. Je salue tout de même encore le travail de Wilfried et Marie Fort, à l'origine du jeu, ainsi que les illustrations d'Olivier Danchin.

20 avril 2025

Aria 2 - La Confrérie sans nom est paru


C'est toujours chez Nathan avec une très belle couverture de Xavier Collette. C'est toujours inspiré de l'univers de FibreTigre. Pour le reste des informations, je te renvoie au tome 1.

Que se passe-t-il à présent ? Vani, Azzio, Sirane et Gunnor ont formé la Confrérie sans nom. Ils doivent combattre le Trined, un trio de divinités peu sympathiques, suivies par des sectateurs zélés. Comme toujours, cela commence mal pour nos quatre héros, coincés sur un bateau à la dérive...

Ce tome 2 continue d'explorer l'univers d'Aria et garde le cap du premier avec de l'humour et de l'aventure. J'espère que tu t'amuseras autant à la lire que moi à l'écrire. Et sache que la fin de la trilogie sortira pour la rentrée !


14 mars 2025

Cerveau de verre est paru

C'est ma première incursion dans la belle collection Court toujours qui propose des textes courts (tu pouvais t'en douter) et percutants sous trois formes : papier, électronique et audio. J'aime beaucoup la couverture  (je ne peux pas te dire le nom de la graphiste n'ayant pas encore mon exemplaire sous les yeux, mais elle a fait du beau travail) !

Cela raconte l'histoire de Cristal, une lycéenne qui manifeste contre le gouvernement et qui se retrouve arrêtée, jugée et condamnée à Transparence : ses pensées pourront désormais être captées et enregistrées. En cas de pensées subversives, elle part en prison...

13 février 2025

Meurtre au Louvre est paru

Un an après, voici ma deuxième participation à la collection Mystérieuses affaires chez Fleurus. On ne change pas une équipe qui gagne. C'est toujours Coralie Muce au pinceau. Le principe ne change pas non plus : une affaire et cinq lieux à explorer dans l'ordre qu'on veut pour résoudre l'énigme.

Cette fois, nous sommes au Louvre. Hugo (que tu connais déjà si tu as lu Panique dans la mythologie, ou Nixi Turner contre les Croquemitaines) se retrouve à visiter le Louvre avec sa classe. Son père a décidé de participer à cette sortie et de coller la honte à son fils. Et ça va vite : un homme s'écroule et le père d'Hugo est accusé de meurtre !

10 janvier 2025

Carnet d'auteur 3 : Massacre à la tronçonneuse - Escape Game

 

Mon jeu Massacre à la tronçonneuse - Escape Game, inspiré du célèbre film, est en financement participatif sur KissKissBankBank pendant encore dix jours. Voici un petit carnet d'auteur en trois parties pour te raconter sa création.  La première est et la deuxième ici.

Il fallait maintenant illustrer tout cela. Le choix de l'éditeur s'est porté sur Will Argunas. Je ne connaissais pas son travail mais il s'est parfaitement associé au projet. Il a donné à l'ensemble un côté sale et réaliste qui convient tout à fait à l'ambiance du film qui te met mal à l'aise sans rien te montrer de directement horrible.

On a beaucoup travaillé tous les deux pour arriver à ce que ça donne quelque chose visuellement tout en laissant fonctionner les énigmes. Il y en a une ou deux que j'ai dû abandonner et remplacer parce qu'on ne trouvait pas de moyen efficace de les représenter. Bien sûr, je devais vérifier que les énigmes marchaient toujours, au-delà de l'aspect esthétique.  

De mon côté, on partait de loin au niveau visuel : je te livre tout en bas la première version d'un des plateaux du jeu, réalisée par mes soins avec Paint (avec la version finale de Will à côté : je te ne fais pas l'insulte de te signaler laquelle est laquelle). Je pense d'ailleurs à Mathias Daval, l'éditeur d'Argyx Games, qui a testé la toute première version avec mes visuels moches. Florent Cautela, des Éditions du Lion vert, a eu plus de chance : il a eu une version presque entièrement illustrée par Will.  

La difficulté des tests d'un jeu d'enquête ou d'énigmes, c'est qu'on doit changer de testeurs à chaque fois parce qu'on ne peut pas faire semblant de ne pas connaître la réponse une fois qu'on l'a trouvée. C'est pour cela que j'ai ajouté des cartes de démonstration qui forment le générique du film. Cela permet de découvrir les mécaniques du jeu sans pour autant se divulgâcher. C'est cette version que tu aperçois dans la vidéo d'Es-Tu Games ? Bien sûr, cela ne fonctionne qu'avec des cartes. Dans le jeu final, tu auras les plateaux et puis du matériel surprise...

 

 

5 décembre 2024

Il y a dix ans : Métro Z

Il y a dix ans, on était en pleine mode du zombie. J'avais sorti L'Evangile cannibale la même année et j'avais envie de proposer un roman de zombies jeunesse. Dans une collection de thrillers, cela convenait bien.

On était un an avant les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan mais le terrorisme était déjà dans l'air. J'avais envie d'en parler, notamment en faisant des zombies, non pas des agresseurs, mais des victimes. C'est pour cette raison que tout part d'un attentat dans la station Châtelet avec une bombe de gaz neurotoxique qui transforme les gens en zombies.

Je me souviens m'être inspiré du mythe de Castor et Pollux pour écrire ce roman. Un esprit averti pourrait retrouver dans l'errance d'Emma à la recherche de son petit frère les principaux éléments de ce mythe, que l'on retrouve dans les métaphores autour des étoiles (les jumeaux finissent transformés en constellation).

En relisant, je suis surpris par le style choisi pour ce roman : c'est très « écrit ». Contrairement à la Trilogie Lana Blum, publiée dans la même collection, et où j'avais choisi un style simple et direct, ici le vocabulaire est plus difficile avec de nombreuses images et références. Je ne ferais sans doute pas le même choix aujourd'hui.

Reste que le roman est assez prenant, même pour moi, et vraiment âpre : on ne rigole pas avec les zombies. L'ensemble est même un peu dur à mon goût. Je ne sais pas quoi en penser... En tout cas, je referais la fin qui a manifestement déplu à beaucoup de lecteurices. Moi, elle ne me choque pas (il y a un côté dea ex machina assumé).

Pour l'anecdote, on retrouve quelques jalons de mon petit univers à moi avec le président Felkay, Lana Blum adulte, Méléard (Ce stage était vraiment mortel). Bref, je te conseille d'y jeter un coup d'œil et de me donner ton avis.

4 décembre 2024

Compagnons revient en poche !


Sorti il y a deux ans chez Fayard (avant que la maison ne vire à l'extrême-droite), ce roman a une histoire particulière. Je te laisse y voir par toi-même. 

Entretemps, le film n'a pas eu un grand succès, sans doute à cause du titre qui a dû être modifié. Et c'est dommage. Le premier titre était La beauté du geste, bien plus parlant à mes yeux, mais un autre film homonyme sortait en même temps.

Mais voilà que le roman revient en poche et c'est l'occasion de lui donner une seconde vie. En plus, jamais je n'aurais imaginé enfant que j'aurais un jour un livre repris dans cette collection. D'ailleurs, je suis actuellement en train de le relire pour profiter de la maquette et me persuader que c'est vrai. 

Si tu manques d'idées pour Noël, ne cherche plus !