28 octobre 2020

Unlock ! Echappe-toi des catacombes est paru


L'intitulé risque de te surprendre si tu connais Unlock. Le site d'Asmodée le décrit comme un jeu de cartes coopératif inspiré des escape rooms. Je te laisse voir comment ça se passe ici. En tout cas, le jeu a fait un carton mérité.
 
Or, il y a à peu près un an, Hélène Daveau, éditrice chez Rageot, m'appelle pour me proposer de travailler sur une adaptation en roman du jeu. Tu me connais : j'ai dit oui tout de suite. D'autant que j'avais fait une partie d'Unlock la veille au soir et que je suis fan du jeu.
 
Je me suis mis au boulot pour adapter le système de jeu Unlock en roman pour donner un mélange entre roman dont vous êtes le héros et escape game avec énigmes. On a eu plusieurs réunions avec les Space Cowboys et notamment Cyril Demaegd, l'auteur du jeu (que les joueurs connaissent pour son travail aux éditions Ystari), qui s'est assuré, par des propositions précises, que l'on gardait bien l'esprit Unlock.
 
L'idée était de proposer une série d'aventures jeunesse estampillée Unlock, à la fois sous forme de romans et de scénarios de jeux de cartes. D'ailleurs un scénario est en préparation et je travaille en ce moment sur le tome 2 avec les mêmes personnages. Ensuite, il a fallu inventer des pictogrammes pour rendre l'ensemble le plus fluide possible. Et ajouter les jolies illustrations de Gilbert Han. Quoi qu'il en soit, cette collaboration a été extrêmement agréable avec toutes les personnes concernées. 

L'histoire d'Echappe-toi des catacombes commence au lycée Gustave-Caillebotte (que tu as déjà rencontré dans plusieurs de mes histoires). Un groupe d'élèves se forme pour s'attaquer à une secte maléfique qui aurait investi les profondeurs de l'établissement. Qui dirige ce groupe des Escape Geeks ? C'est toi, Alex. C'est à toi que revient la lourde de tâche de prendre les décisions difficiles. Heureusement, chaque membre du groupe possède des spécialités pour t'aider... 

Voilà. Le roman sort aujourd'hui. Dépêche-toi d'aller l'acheter en librairie ou en boutique ludique avant qu'on ne se fasse reconfiner...

15 octobre 2020

Nixi Turner 4 est paru (il y a six mois)

D'accord, je suis en retard... Bon, tu te rappelles sans doute ma petite série Nixi Turner et les Croquemitaines, éditée au Chat Noir. Je t'ai déjà annoncé les trois premiers tomes ici, et avec toujours les belles illustrations de Mina M. Ce tome est arrivé en avril, au moment du confinement, ce qui explique mon léger décalage.

Dans ce Marchand de sable, tu retrouves Nixi Turner et son Scooby Gang face au monstre dont parle si bien Metallica. Ce Croquemitaine est un peu plus pernicieux que les autres et s'attaque à une cible inattendue : Kylian.

J'avais bien envie de développer ce personnage qui apparaît déjà comme silhouette dans la Trilogie Lana Blum et le cycle Panique dans la mythologie. Il existe toujours sous les traits d'une brute doublée d'un crétin. Il était temps d'en donner une vision plus complète.

N'oublie pas qu'en ces temps difficiles, tu peux commander directement le livre chez l'éditeur Le Chat Noir.

14 octobre 2020

Le Centre est paru

Aujourd'hui sort (pour une fois, je ne suis pas en retard dans mes annonces) un roman à la fois modeste et ambitieux : Le Centre. Modeste par ses dimensions : il est très court. Ambitieux par ses prétentions : être accessible à toutes et tous.

En effet, il appartient à la collection Flash Fiction de Rageot. Le but est de proposer des lectures très accessibles pour s'adresser notamment aux lecteurs et lectrices dys. Les romans sont d'ailleurs relus par une orthophoniste. La collection existait pour une tranche d'âge à partir de 8 ans. Avec ce roman et celui d'Olivier Gay, qui paraît en même temps, on tape dans la tranche supérieure.

L'histoire, c'est celle d'Emma qui pénètre avec son meilleur ami dans un laboratoire étrange, dissimulé dans la forêt de Compiègne. Pourquoi ? Parce que le père de son ami est très malade et qu'il pense y trouver le remède à son mal.

Pour l'anecdote, tu retrouveras ici des personnages déjà apparus dans le tome 1 du Miroir aux Vampires si jamais tu l'as déjà lu (et si tu ne l'as pas fait, qu'attends-tu ?)

Je t'avoue que je suis très heureux de participer à cette collection. Contrairement aux voix qui déplorent sans cesse le nivellement par le bas, je considère que la simplicité est complexe à obtenir et que proposer une histoire accessible à toutes et tous est une gageure. J'espère donc que ce roman plaira à celles et ceux qui lisent et aussi à celles et ceux qui ne lisent pas d'habitude.

10 octobre 2020

ll y a dix ans : Soleil des abysses


Un adolescent se réveille au milieu de plusieurs caissons, dans un décor futuriste. Il explore les lieux et découvre qu'il se trouve à l'intérieur d'un sous-marin et que celui-ci est en route vers les abysses. Premier problème : on lui déclare qu'il est le capitaine de ce vaisseau. Second problème : il a complètement perdu mémoire.

Voilà le point de départ de ce roman jeunesse dans la collection Autres Mondes sous la direction d'Audrey Petit. Cela a été ma dernière collaboration avec cette collection car elle s'est arrêtée peu de temps après (je précise que je n'y suis pour rien). Cette histoire fait écho à l'autre roman de science-fiction que j'ai écrit pour Mango : L'Océan des Étoiles. Ils font référence tous deux à une même histoire future de l'humanité : la surface étant de venue inhabitable, les humains se réfugient au fond des océans (Soleil des Abysses) et finissent par quitter la terre pour d'autres planètes océaniques (L'Océan des Étoiles).

Il m'est assez difficile de parler de ce livre parce qu'il constitue un roman à chute (il y a un twist final pour le dire pas en français). Il m'a demandé un gros travail de documentation que je ne peux évoquer puisqu'il déflorerait ce coup de théâtre. Le seul autre roman qui fonctionne d'une manière similaire est Furor, quoique la chute soit moins centrale pour sa compréhension.

Néanmoins, j'ai quelques souvenirs de l'époque à laquelle je l'ai écrit. Je me rappelle deux influences importantes. D'une part, j'avais lu peu de temps auparavant l'intégrale des nouvelles de Philip K. Dick (le nom du docteur Kindred vient de son deuxième prénom, qui renvoie à la parenté). J'avais très envie d'écrire une fiction dickienne où la réalité pose problème. Et si l'on regarde bien, le roman est un concentré de thème dickiens. Tu peux t'amuser d'ailleurs à relever toutes les références aux contes que j'ai glissées dans le texte.

J'avais aussi été marqué par une tribune de Fabrice Colin sur la littérature jeunesse (je ne parviens pas à remettre la main dessus) selon laquelle on devait s'interdire aucun sujet. Cela m'avait lancé sur le thème de mon roman qui est dur. Mais là encore, je ne peux rien en dire. J'avais décidé d'en faire une sorte d'autofiction en donnant des rôles à toute ma famille, mais en utilisant leurs seconds prénoms. D'ailleurs, tu peux retrouver le docteur Kindred dans la dédicace de L'Évangile cannibale, adressé à Dédée, ma grand-tante. Quant à Sara, elle revient dans le rôle de mon épouse dans Le Monde de Lléna.

En le relisant, je me rends compte qu'il est déjà écrit comme un thriller avec le compte à rebours qui rythme les chapitres. L'influence de Dick est indéniable avec son emboîtement de secrets et son jeu sur différents niveaux de réalité. On trouve déjà des thèmes qui me travaillent, comme l'illusion dans la fiction, sa fonction réparatrice et l'imbrication autobiographique. Bref, Soleil des abysses est un jalon pour moi. Il est aujourd'hui épuisé et j'aimerais bien lui donner un jour une seconde chance.

14 septembre 2020

AdopteUnEditeur.com

 


Salut à toi, camarade, en cette riante rentrée. J'ai reçu il y a peu les exemplaires des trois derniers tomes de Nixi Turner. Je t'en parle d'ailleurs bientôt. Mais ce n'est pas de cela que je veux t'entretenir aujourd'hui. Comme tu le sais, les temps sont durs pour pas mal de gens, notamment dans la culture.

Cette série de cinq romans (j'aurais dire pentalogie pour me la péter, mais tu sais que ce n'est pas mon genre) qui raconte l’histoire d'une tueuse de Croquemitaines, je l'ai publiée chez ce qu'on appelle un petit éditeur : Les éditions du Chat Noir

Petit, cela signifie déjà, pour être bassement matériel, que les avances sur droits sont divisées par dix environ. Mais, ces romans, je voulais les éditer et je voulais que ce soit chez eux parce que je suis tombé amoureux de la collection Chatons Hantés : son nom, son thème, ses couvertures de Mina M (elle illustre toute la collection) et les titres déjà parus, à commencer par ceux de Pascaline Nolot...

Petit, cela veut dire qu'une équipe réduite est aux manettes. A ma connaissance, ils sont deux : Mathieu Guibé et Cécile Guillot (ils sont également auteurs). Comme ils sont passionnés, c'est un plaisir de travailler avec eux. Je me souviens que, pour une nouvelle, j'avais eu besoin d'utiliser une police de caractère spéciale : Elzevir. Mathieu l'avait acquise aussitôt pour que le texte fonctionne mieux.

Petit, cela veut dire aussi qu'ils font tout. Tu les as sans doute déjà croisés si tu hantes les salons spécialisés et autres. Car, être un petit éditeur, c'est fonctionner sans distributeur. Un distributeur prend un important pourcentage sur le prix du livre et il devient intéressant, voire indispensable, quand on a des volumes plus importants. Du coup, la quasi totalité des ventes des romans du Chat Noir se font sur les salons.

Sauf que, ces derniers temps, la plupart a été annulée. Et que ça devient chaud pour une petite structure comme le Chat Noir. Alors, je te propose de faire jouer tes super-pouvoirs en commandant des livres directement sur leur site  que je te redonne ici

Tu peux prendre les miens, évidemment, mais je t'autorise aussi à en acheter d'autres (tu connais Pascaline Nolot ?) ou à te laisser tenter par une anthologie. Bref, adopte un éditeur, c'est pour la bonne cause.