5 avril 2018

L'Evangile cannibale revient

Je sais que tu le réclamais, il descend, le voici : mon roman de zombies, L’Évangile cannibale, est de retour en poche. Quatre ans après sa sortie en grand format. C'est chez Hélios, et c'est à 8 euros, avec une nouvelle couverture de David Hartman que tu peux contempler ci-contre.

Que te dire sur ce roman ? Pour l'histoire, il s'agit, comme le disait le bandeau de l'époque de "papys versus zombies". Des vieux se terrent dans une maison de retraite pour échapper à une apocalypse de morts-vivants. Évidemment, ça a peu de chance de marcher. Mais c'est bien plus beau lorsque c'est inutile.

Pour les critiques, l'éditeur a réuni une revue de presse ici. J'en ajoute quelques-unes relevées de mon côté : Naufragés volontaires, Dans ma bibliothèque, La Plume ou la vie, Les Balades livresques de Chiwi, Le Vallon fantastique, Le Chien critique, Jeanne Sélène et Le Bibliocosme. Et puis une critique en vidéo : Le Marque-Page

Et pour finir une table-ronde aux Utopiales qui date de 2015 (quand Jérôme Noirez était encore des nôtres et qu'on ne savait pas) et qui parle de zombies.

4 avril 2018

Les Vigilantes 2 est paru

Ça faisait longtemps mais me revoilà avec un 39e roman qui sort aujourd'hui même, mercredi 4 avril. Il s'agit du second tome des Vigilantes, cette dystopie jeunesse dont le premier tome est paru l'année dernière.

Cette fois, notre héroïne Anna se retrouve en camp de réhabilitation et doit utiliser ses ressources de Vigilante pour conduire la résistance à l'ignoble dictateur Ferentz. Évidemment, il faut commencer par s'évader et ça ne va pas être facile.

Donc, il s'agit du dernier volet de cette histoire qui se déroule dans un avenir proche et dans un pays proche aussi. Même s'il n'est pas nommé, tu peux t'amuser à deviner duquel il s'agit. J'espère que ce roman te donnera envie de faire la révolution quand tu le feuilletteras en attendant ton train pendant les grèves.

3 décembre 2017

Il y a dix ans : La Dernière Odyssée


C'était en septembre 2007 (oui, je suis un peu en retard). Le moment était pour moi charnière, comme on dit. Mes deux derniers romans ayant été des succès très relatifs, j’étais en plein doute. On m’avait fait comprendre que je devais éviter de me planter une troisième fois. Dans le même temps, je m’essayais pour la première fois à la forme brève avec deux nouvelles.


C’est à ce moment-là que Xavier Mauméjean a lancé sa nouvelle collection Royaumes Perdus chez Mango, collection jeunesse qui devait aborder toutes les mythologies du monde. Il m’a contacté, décrit le principe de sa collection et j’ai accepté tout de suite. Bien sûr, ma première idée a été de parler de la Grèce antique.

J’avais déjà un projet en tête à ce moment-là. Je me souviens que, quelque temps auparavant, j’avais discuté de retravailler sur l’Odyssée avec Colin Marchika au cours du festival de Vendôme, dans une halle qui sentait encore le poisson. Nous avions eu une conversation typique de geeks en nous demandant si Zeus était vraiment l’entité la plus puissante de la mythologie grecque.

J’ai donc conçu mon histoire comme une Odyssée bis. J’ai choisi le personnage le moins important du catalogue des vaisseaux au chant II de l’Iliade. Il apparaissait sous le nom de Nirée (Nireus en grec) : mon premier acte a été de le rebaptiser Niréus, l’accent permettant de retrouver l’écriture grecque tout en lui donnant une apparence latine. Et puis ça sonnait beaucoup mieux à mon oreille.

J’ai lu de nombreuses suites des textes homériques pour vérifier qu’il n’y avait presque rien sur le personnage (je te conseille au passage les Récits inédits sur la guerre de Troie aux belles Lettres). J’ai récolté les informations suivantes : Niréus vient de l’île de Symé avec trois navires,  il est fils de Charopos et d’Aglaea et est le plus beau de tous les Achéens, après Achille. Il participe aussi à l’expédition de Télèphe.

C’était maigre mais cela me laissait les coudées franches. J’ai donc prévu un retour du guerrier, un nostos, comme l’Antiquité en a produit mais dont très peu nous sont parvenus. Ulysse partait vers l’ouest et faisait le tour de la Méditerranée ; Niréus se contentait de descendre la côté de l’Asie mineure. Quant aux créatures rencontrées, je voulais montrer d’autres monstres plus inhabituels, des seconds couteaux également, comme les Ichtyocentaures, les Dactyles ou les Telchines.

C’était mon premier texte jeunesse mis tout s’est très bien passé. Le roman a été écrit en un mois, sans doute en juillet 2007. Mon frangin m’a dessiné une carte pour illustrer le roman. Il y a eu peu de corrections. C’est Xavier qui a trouvé le titre. J'ai bénéficié d'une superbe couverture de Vincent Dutrait. Et le roman m’a valu mon premier prix littéraire à Liévin. Et puis, ce fut ma première réédition, le roman étant paru de nouveau en GF-Étonnantissimes cinq ans plus tard.

J’avais lu les Nouvelles orientales de Yourcenar pour m’inspirer de son style classique, précis et beau. À la relecture, je ne retrouve pas vraiment l’influence. Justement, en le relisant, je me rends compte que je ne maîtrisais pas encore l’écriture jeunesse. Le récit bref n’a jamais été naturel, il m’a fallu des années avant d’arriver à écrire des nouvelles qui se tenaient. Ici, au lieu de construire un roman court, j’ai simplement fait une sorte de miniature romanesque. Je pense que cela participe de son charme puisque le texte est moins calibré que d’autres de mes romans jeunesse.

J’avoue que l’ambiance me plaît toujours de cette Grèce chaude et sensuelle. J’étais très fier de certaines inventions comme le palais de Teuthras, tout en pierre. Et surtout le personnage de Niréus fait partie de mes préférés, sorte de louzeur magnifique (ce sera mon orthographe de ce mot désormais), assumant sa position de second derrière Ulysse.

Pour le reste, j’avais prévu de poursuivre les aventures de Niréus avec deux suites. C’est la limite de ce roman. Il y a trop de pistes suggérées pour qu’il soit entièrement satisfaisant tout seul. Et cela me donne l’envie, qui en fait ne m’a pas quitté depuis des années, non seulement de relire sa suite, Les Gorgonautes, et d’écrire enfin le troisième tome.

2 novembre 2017

Salon fantastique

Salut à toi qui bénéficies depuis longtemps de l’écriture (plus ou moins) inclusive sur ce blog, sache que je serai au Salon fantastique ce dimanche. J'ai une conférence sur la petite scène à 14h avec Alex Evans pour te parler de steampunk : un genre poétique et politique. Évidemment, ce sera en lien avec Feuillets de cuivre dont je te parlais jadis et naguère.

Du coup, je serai présent un peu avant et après, c'est-à-dire l'après-midi, du côté des stands de mes éditeurs à savoir ActuSF, Lynks et Elenya puisque je te rappelle que je suis au sommaire de l'anthologie du festival Dyrméa avec une nouvelle intitulée : "Je ferai le jour, tu feras la nuit" (tu auras reconnu une inspiration hugoliennne, pour changer).

16 octobre 2017

Un concours pour Feuillets de cuivre

J'apprends avec ébahissement qu'un concours a été lancé en partenariat avec Elbakin.net (qui avait couronné le roman de son prix l'an dernier ; je devrais bientôt mettre la main sur le trophée qui est superbe) et Libretto. Tu réponds aux questions et tu peux gagner des romans de la collection (je pense que Feuillets de cuivre fait partie de la sélection).